L'église Saint Michel

 

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"L'édifice, bâti sur le rocher, remonte au XIème siècle, mais le XVème et surtout le XVIIIème lui donnèrent la structure et l'allure que nous connaissons : le clocher coiffé à l'impériale, la nef voûtée  en gothique, le chœur et le transept ornés de boiseries et d'autels baroques. Le mobilier présente un intérêt considérable, en particulier "le tableautin" de Notre Dame aux douze étoiles  provenant du couvent des tiercelins, et la mise au tombeau en bois provenant autrefois de la chapelle du sépulcre de l'église abbatiale de Flabémont. 
L'église sort d'une campagne de ravalement et de travaux intérieurs qui l'ont considérablement mise en valeur."   

(extrait de l'ouvrage  Pierres en lumières de Patrick Hannelle et  Jean François Michel)

Petit historique de l'église Saint Michel

Nous savons qu'à la fin du XIème siècle, entre 1090 et 1093, des moines venus de Luxeuil édifièrent un prieuré bénédictin sur ce même rocher.
L'église primitive date de cette époque. Situé à l'arrière, un cloître la reliait aux bâtiments monastiques. Des écrits font même mention d'un tour dans le jardin du cloître.

Le village se construisit alors autour du monastère qui fut à l'origine de son nom : Monasterium, Monasteriolum apud Sagonam, Monstreuil et enfin Monthureux.
A cette époque, l'Abbé de Luxeuil venait fréquemment rendre visite à son prieuré sur la Saône. Mais les abords de la rivière étaient peuplés de grenouille, particulièrement en voix dès que la nuit tombait. Et notre pauvre Abbé assourdi par ce vacarme, ne pouvait fermer l'œil !
Pour y remédier, on créa le "droit de grenouillage". A chaque visite de l'Abbé, des hommes étaient réquisitionnés pour battre, toute la nuit, les rives de la Saône avec des branchages. Pour être plus efficaces, ils criaient inlassablement ce refrain :

Pà,pà renottes,pà
Veci le sieur abbé de Luxeuil
Que Dieu gà
(paix, paix, reinettes paix,
voici le seigneur Abbé de Luxeuil
que Dieu garde)

C'est pour remercier le village de cette corvée que l'Abbé lui octroya une partie de ses bois.
De cette période, il ne subsiste plus que les murs latéraux de la nef. De la rue, on aperçoit très nettement la trace de trois grandes arcades, reposant sur deux pilastres, entre les contreforts.
Quant au monastère, iol a été anéanti au début du XVIème siècle par un incendie accidentel. Mais on peut encore voir sa porte cochère, encadrée par deux piliers romans, ainsi que quelques pierres sculptées, sur la façade de la maison "Deleau", en face du monument aux morts.
Le prieuré ne fut pas reconstruit et la chapelle devint église paroissiale. Elle fut alors, remaniée et agrandie. On prolongea le chœur et la nef, on construisit  les deux chapelles latérales formant le transept et surtout on éleva la voûte gothique sur croisées d'ogives.

Au XVIIIème, on ajouta le clocher en replaçant, à l'entrée, le beau portail Renaissance de l'ancienne façade. C'est de cette époque que datent les autels latéraux, les colonnettes sculptées qui formaient le narthex, sous la tribune (espace réservé aux catéchumènes), placées maintenant près de la mise au tombeau, les stalles et les boiseries du choeur, ainsi que celles des fonts baptismaux.

de Marie Madeleine Boulian qui a puisé ses sources dans le livre  "Monthureux sur Saône, histoire d'un bourg lorrain des bords de la Saône" de Marie Françoise et Jean François Michel, du bulletin paroissial de Monthureux de M. l'Abbé Didierlaurent 
et du Guide Illustré de la plaine des Vosges de M. l'Abbé Marcel Albiser.


 

Les prêtres du village
 
avant 1951  :  Arthur Collignon
1951 - 1968     : Louis Ringenbach
1968 - 1982     : André Viry
depuis 1982    : Pierre Maillard
depuis 1995    : Charles Villaume
 


 

 


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